Leo Gosling champion du monde junior ILCA 4
Eleni Triantou et Leo Gosling sont sortis grands vainqueurs alors que 448 jeunes navigateurs ont clôturé le Championnat du monde junior ILCA 4 2026 à Aarhus, au terme d’une semaine exigeante marquée par des vents forts, un soleil radieux et des courses intenses dans la baie d’Aarhus.
448 navigateurs heureux mais fatigués ont clôturé aujourd’hui le Championnat du monde junior ILCA 4 2026 par une série de courses intenses dans la baie d’Aarhus, sous un vent favorable et un soleil radieux.
Leo Gosling (SUI), de Suisse, a remporté haut la main la médaille d’or dans la flotte masculine ILCA 4.
« Je suis sans voix. Ce n’est pas mon premier titre, mais c’est sans aucun doute le moment le plus marquant de ma carrière de navigateur jusqu’à présent. Je suis venu ici convaincu que je pouvais gagner. Au cours de la semaine, je n’en étais pas toujours aussi sûr, mais j’ai essayé de rester calme, concentré et régulier. Il faut croire en soi et agir en conséquence », explique Leo.
« Ça a été une semaine incroyable, que je n’oublierai jamais. J’ai essayé de récupérer chaque soir pour être prêt le lendemain, et au final, ça a porté ses fruits. »
Deux belles semaines de régates pour les 6mJI
L’un des grands événements de la saison a eu lieu à la Nautique durant ces deux dernières semaines. Dans un premier temps, les Championnats suisses, suivis des Championnats d’Europe de 6mJI. Une classe historique qui a vu une cinquantaine de bateaux se disputer les eaux du Petit Lac dans des conditions idéales.
Avec 30 bateaux classiques et 20 bateaux modernes, le quai d’honneur de la Nautique s’est transformé en un véritable musée vivant de la classe des 6mJI, allant du plus vieux bateau présent, « Jo » construit en 1920, jusqu’au plus récent, « MOMO » construit en 2025. Plus d’un siècle d’histoire de la voile était ainsi réuni au cœur du club.
Lors de la première semaine des Championnats suisses, dans la catégorie des modernes (Open), c’est Eric Monnin, avec le bateau Duclop (SUI100), qui s’est imposé devant GinkgoToo et Junior, après quatre manches disputées.
Pour les bateaux classiques, les écarts furent plus minces, mais c’est finalement Erika (GBR57) qui s’est imposé après trois manches disputées. Les Anglais devancent ainsi le Finlandais Astrée III et Dan, représentant du Yacht Club Italiano.
Ce sont ensuite dans des conditions de bise que les Championnats d’Europe se sont déroulés, permettant de lancer deux manches par jour. Des conditions idéales pour les équipages, qui ont ainsi pu profiter pleinement du plan d’eau genevois.
Informations et résultats ici.
Photos : © Sailingshots by María Muiña
Pour le 5ème rendez-vous de la saison 2026 du SailGP, qui avait lieu aux Bermudes, l’Explora Journeys Swiss SailGP Team termine au 5ème rang du classement général, notamment grâce à une 6ème manche de feu.
Les 9 et 10 mai avait lieu la 5ème étape de la saison de SailGP. Les F50 avaient rendez-vous au large de la côte Est des États-Unis, sur l’île des Bermudes. Cette étape, réputée comme l’une des plus rapides du calendrier, était également marquée par l’arrivée du nouveau sponsor principal de l’équipe, désormais nommée Explora Journeys Swiss SailGP Team.
Sébastien Schneiter et son équipage ont parfaitement négocié ce week-end. Classés 8ème à l’issue de la première journée, ils ont réalisé une magnifique 2ème place le dimanche, leur permettant de remonter au 5ème rang du classement de l’épreuve.
13ème avant cette manche, les six points remportés ce week-end permettent à l’équipage suisse de gagner deux places et de remonter au 11ème rang du classement général. Le prochain rendez-vous aura lieu à New York City lors du week-end des 30 et 31 mai.
Pour retrouver toutes les actualités de l’Explora Journeys Swiss SailGP Team sur le site de Sail GP
Crédit photo 2-3 : Sail GP / 1-4 : Mustill
Entre élégance, tradition et partage, les Riva Days et l’Hélice Classique ont une nouvelle fois rassemblé les passionnés de bateaux d’exception à la Société Nautique de Genève.
Du 2 au 5 juillet, la Société Nautique de Genève a accueilli une nouvelle édition des Riva Days, organisée en collaboration avec la Riva Historical Society. À cette occasion, 34 bateaux classiques provenant de sept nations, dont plus de vingt emblématiques canots Riva, ont pris place dans le port, offrant aux membres et aux visiteurs un véritable spectacle sur les quais comme sur le Léman.
Grâce au soutien de la banque Syz et à des conditions météorologiques particulièrement favorables, l’évènement s’est déroulé dans les meilleures conditions. « Nous avons eu la chance de bénéficier d’une météo idéale, avec une bise rafraichissante mais parfaitement navigable et un soleil resplendissant », souligne Guillaume Rychner, président du comité d’organisation.
Le programme a permis aux participants de découvrir différents sites emblématiques du Léman. Le vendredi, la flotte a rejoint Yvoire pour le traditionnel concours d’élégance, mettant en valeur le charme et le raffinement de ces bateaux d’exception. Le samedi, les Riva Days se sont associés à l’Hélice Classique de la Société Nautique de Genève, afin d’offrir un magnifique spectacle aux membres et au public. Une navigation commune, plusieurs épreuves, dont un concours de manœuvrabilité, ainsi que la remise des prix lors de la soirée de gala ont rythmé cette journée. Enfin, le dimanche, les équipages se sont retrouvés autour d’un pique-nique à lîle de la Harpe, avant de conclure ce week-end pour une fondue à la Société Nautique de Genève.
Une dizaine de bénévoles ont également contribué au succès de la manifestation en assurant l’accueil et l’accompagnement des participants. Leur engagement, aux côtés des organisateurs, a permis de faire de faire de cette édition un véritable moment de convivialité et de mettre en lumière la volonté de la Société Nautique de Genève de préserver et de valoriser le patrimoine nautique. Les Riva Days démontrent une nouvelle fois que ces embarcations historiques ne sont pas seulement des pièces de collection, mais des bateaux toujours en navigation, porteurs d’un savoir-faire et d’un art de vivre qui continuent de traverser les générations.
De la Grèce jusqu’aux podium européens, les athlètes de la Société Nautique de Genève ont porté haut les couleurs du club.
Championnats d’Europe et d’Afrique IWWF de Wakeboard Bateau – Kozani (Grèce), 18.07.26
Nos riders ont fièrement représenté la Société Nautique de Genève lors des championnats d’Europe de wakeboard bateau.
De magnifiques résultats :
- Amandine Murbach – 3ème en junior Woman (médaille de bronze)
- Lionel Roch – 6ème en Open Men (finaliste)
- Valentin Murbach – 7ème en Open Men (top 7 Européen)
Ces excellents résultats récompensent leur travail et leur engagement dans une compétition au niveau particulièrement relevé.
Voici les résultats :
iwwfed-ea.org : Championnats IWWF E&A Wakeboard Boat 2026, propulsés par Malibu
iwwfed-ea.org : Championnats IWWF E&A Wakeboard Boat 2026, propulsés par Malibu
Félicitation également à Arnaud Jacquesson, membre de la Société Nautique de Genève, qui a officié en tant que juge international lors de ces Championnats.
Prochaine étape : les Championnats du monde en Italie ! Nous leur souhaitons plein de succès.
Bravo à nos riders !
Cinq membres de la SNG ont participé le mois passé au Trofeo Princesa Sofía à Palma de Mallorca, confirmant implicitement leur désir de se qualifier pour les Jeux Olympiques de Los Angeles (16-28 juillet 2028).
• Sébastien Schneiter , 49er (19ème / 101 équipages à Palma) tentera de se qualifier pour ses quatrièmes olympiades après Rio de Janeiro (13ème), Tokyo (14ème) et Paris (8ème). Il naviguait en 2016 et 2020 avec Lucien Cujean, et régate depuis 2024 avec Arno de Planta.
• Maud Jayet, ILCA 6 (5ème / 143) s’était classée 19è à Tokyo et 4ème à Paris; une performance splendide mais aussi à un pas du podium..
• Marie Mazuay et Clément Guignard, Nacra 17 (31èmes / 42) s’engagent pour la première fois dans une campagne olympique, avec des objectifs forcément différents.
Sébastien et Marie s’expriment ci-dessous au nom de leur équipe, et nous ne manquerons pas de vous présenter leurs coéquipiers respectifs dans une prochaine édition.
Ta participation au Trofeo Princesa Sofia est-elle synonyme de confirmation de ton désir de te qualifier pour les prochains Jeux Olympiques?
Maud Jayet: C’est une étape, oui, mais pas encore une confirmation. Je veux d’abord voir comment se passe cette saison 2026, notamment avec le double projet ILCA et SailGP, avant de prendre une décision définitive.
Sébastien Schneiter: Oui, nous avons décidé de nous relancer pour une campagne pour les JO 2028 avec Arno. Nous avons repris les entraînement cet hiver, notamment en Nouvelle-Zélande (entre les GP de SailGP). Le Trofeo Princesa Sofia était notre première grosse régate pour débuter la campagne et voir où nous nous situons après plus d’un an de pause en 49er.
Marie Mazuay: Oui, clairement. Cette régate marque une étape importante dans notre projet vers les JO 2028. On se sent enfin pleinement lancés dans le circuit en Nacra 17, avec une vraie dynamique de progression. L’objectif est d’aller chercher une amélioration nette et durable entre cette saison et la suivante, pour être compétitifs au moment des sélections olympiques. On s’inscrit dans un projet construit, avec l’ambition de monter rapidement en puissance.
Quel bilan tires-tu de ta participation à cette première régate importante en vue des JO?
Sébastien: La préparation a été très courte. Nous sommes vraiment au début de cette campagne, et nous cherchons à mettre en place une structure encore meilleure que pour les JO de Paris. Nous avons effectué de bonnes navigations en Nouvelle-Zélande cet hiver, avec notamment une belle 2ème place au Championnat Néo-Zélandais et une autre 2ème place à la régate d’échauffement de Palma. Le Trofeo ne s’est pas aussi bien déroulé, mais nous avons vu que nous ne sommes pas loin. Nous nous réjouissons du travail à venir pour remonter au top mondial.
Maud: Je suis très contente. Je ne m’étais pas fixé d’objectif de résultat pour 2026, avec l’idée de revenir progressivement à la compétition. Cette saison est vraiment une phase de construction, avec un regard plutôt tourné vers 2027. Je sais qu’il y a encore des domaines à renforcer, mais dans l’ensemble je suis satisfaite de ce retour et des bases que je suis en train de remettre en place.
Marie: C’était une reprise exigeante. On arrivait avec moins de jours d’entraînement que certains concurrents et une préparation moins orientée sur des conditions avec de la vague, ce qui s’est clairement ressenti sur certaines manches. Mais ça fait partie du jeu. Cette régate a surtout été une vraie remise dans le bain au plus haut niveau, et elle met en lumière ce qui nous manque aujourd’hui pour être devant. On a déjà identifié ces points, et l’objectif maintenant est simple : combler cet écart le plus rapidement possible et revenir beaucoup plus solides sur les prochaines échéances.
Quels sont les domaines dans lesquels tu estimes devoir t’améliorer en priorité?
Maud: La principale différence aujourd’hui, c’est la densité des flottes en ILCA. Avec 50 à 70 bateaux, chaque détail compte et la moindre erreur se paie immédiatement. C’est quelque chose que je vais retrouver progressivement en enchaînant les régates cette saison, ce qui est justement mon objectif. Les départs font aussi partie des axes à affiner, même si ce n’était pas un point critique à Palma. Enfin, le vent fort reste un domaine dans lequel je peux encore progresser. Je n’ai pas eu autant de temps que souhaité pour m’y entraîner cet hiver, mais c’est clairement une priorité dans les mois à venir.
Sébastien: Nous voulons gagner en professionnalisme dans l’ensemble de la campagne, ne rien laisser au hasard et se donner toutes les chances pour réussir. Nous voulons aussi approfondir la préparation mentale, qui fait finalement la différence à ce niveau. Tout le monde arrive au top techniquement, la différence au jour J se fait principalement dans la tête! Il est important de pouvoir se présenter sur la ligne de départ sans aucun regrets.
Marie: La priorité est d’améliorer la régularité et la maîtrise dans les phases clés, notamment les départs, les choix tactiques et la gestion des conditions variables. Il y a aussi un gros travail à faire sur l’automatisation en équipage et la prise de décision sous pression.
Comment envisages-tu ta préparation olympique, et comment vas-tu gérer la double implication avec SailGP ?
Sébastien: Le double projet SailGP / Olympisme est pour nous un gros atout dont nous voulons tirer un maximum. Le fait de pouvoir naviguer avec Arno sur ces deux projets peut vraiment beaucoup nous apporter en tant que binôme. Etant déjà à ma 4ème campagne olympique, il est important de pouvoir combiner cela avec un projet comme celui de SailGP, qui nous apprend énormément et nous sort de la routine olympique qui peut devenir dangereuse. Les deux projets se complètent bien et il y a beaucoup d’enneigements à tirer de l’un vers l’autre et vice versa.
Maud: En 2026, SailGP est ma priorité. L’idée est de construire une saison solide tout en continuant à développer mon projet en ILCA. Cette année va me permettre de tester concrètement l’équilibre entre les deux, et je ferai un bilan en fin de saison pour voir si ce double projet est compatible avec une ambition de médaille à Los Angeles 2028.
Marie (qui n’est pas impliquée dans le circuit SailGP): C’est un projet à long terme, avec un engagement quasi total sur les deux prochaines années au minimum. La préparation va s’articuler autour d’un volume d’entraînement important, de nombreuses régates internationales et un travail physique et mental structuré. Les priorités seront la progression technique, la construction d’un équipage solide et la capacité à performer de manière constante au plus haut niveau.
Quel sera ton objectif pour Los Angeles?
Maud: Aller aux Jeux, c’est pour jouer la médaille d’Or.
Sébastien: Notre objectif pour L.A. est clair : la médaille d’Or. Nous sommes conscients qu’il s’agit là d’un objectif très ambitieux, mais il est important pour nous de viser au plus haut, c’est ce qui nous motive à nous dépasser chaque jour pour chercher l’excellence.
Marie: L’objectif est de sélectionner la nation et ensuite de nous sélectionner en tant qu’équipage afin d’être compétitifs pour jouer avec le top 10. Mais au-delà du résultat, il s’agit surtout de construire un projet solide et cohérent qui nous permette d’arriver aux Jeux à notre meilleur niveau.
Crédit photo de couverture : Swiss Sailing Team
Tudor Team Alinghi a dévoilé aujourd’hui la livrée de ses bateaux et a annoncé l’équipe qui participera à la première épreuve de la 38e America’s Cup : la régate préliminaire à Cagliari, en Sardaigne, qui commencera le 21 mai.
Barcelone, le 23 avril 2026 – Fin décembre 2025, Tudor Team Alinghi a confirmé sa participation à la 38e America’s Cup, apportant ainsi une clarification tant attendue quant à son avenir dans la compétition. Depuis lors, l’équipe a fait profil bas en public tout en travaillant d’arrache-pied en coulisses, passant de sept personnes à une cinquantaine de membres aujourd’hui.
Avec ses bateaux basés à Barcelone, l’équipe a commencé sa préparation sur l’eau dans les eaux qui ont accueilli la dernière America’s Cup. Bien que l’équipage ne soit pas encore définitif – l’AC40 nécessite moins de marins à bord que le voilier de course AC75 –, le challenger suisse teste activement différentes configurations d’équipage.
Nettement renouvelée depuis la dernière Coupe, en partie en raison des changements de règlement, l’équipe a désormais sélectionné les six marins qui seront en Sardaigne pour la régate d’ouverture de la 38e Louis Vuitton America’s Cup. L’équipage est dirigé par Paul Goodison (GBR), champion olympique et multiple champion du monde, skipper et barreur, et se compose (par ordre alphabétique):
Nathalie Brugger (SUI) – barreuse lors de la première America’s Cup féminine en 2024 avec Alinghi Red Bull Racing.
Phil Robertson (NZL) – barreur ; ancien entraîneur de l’équipe lors de la campagne de la 37e America’s Cup.
Nicolas Rolaz (SUI) – trimmer ; le plus jeune membre de l’équipe, qui se prépare pour sa deuxième America’s Cup.
Pietro Sibello (ITA) – trimmer ; entraîneur en chef lors de la dernière campagne, désormais éligible en tant que navigateur national pour l’épreuve actuelle selon le règlement.
Jason Waterhouse (AUS) – Barreur/trimmer, et membre de l’équipe des entraîneurs lors de la 37e America’s Cup.
« Cela ne fait qu’une semaine que nous naviguons dans cette configuration », explique Dave Endean, directeur technique et de la navigation, qui a déjà participé à six campagnes de l’America’s Cup. « Nous sommes en train de reconstruire l’équipe en associant des marins très expérimentés à de jeunes talents. Nous avons conscience d’avoir du retard à rattraper et savons qu’il y a beaucoup de travail qui nous attend, mais c’est précisément ce qui nous motive. »
Le skipper Paul Goodison ajoute : « Même si nous formons encore un équipage récent, j’ai été impressionné par la rapidité avec laquelle des liens forts se sont tissés à bord. Nous sommes désormais impatients d’affronter les autres équipes et de nous mesurer à elles sur le parcours de course. »
À l’issue de la phase d’entraînement actuelle à Barcelone, l’équipe pliera bagage pour se rendre en Italie, où elle se retrouvera sur l’eau, mi-mai, en Sardaigne afin de finaliser sa préparation pour la régate préliminaire à Cagliari.
À PROPOS DE TUDOR TEAM ALINGHI
Fondée en 1994 par Ernesto Bertarelli, Alinghi est une équipe suisse de voile de compétition qui est entrée dans l’histoire en 2003 en devenant le premier challenger à remporter l’America’s Cup dès sa première participation. Elle reste à ce jour la seule équipe européenne à avoir remporté le plus ancien trophée sportif au monde. Quatre ans plus tard, l’équipe a défendu son titre avec succès en tant qu’hôte de la 32e America’s Cup à Valence en 2007. Naviguant sous le pavillon de la Société Nautique de Genève et soutenue par la marque horlogère suisse TUDOR et UBS, l’équipe concourt désormais sous le nom de TUDOR Team Alinghi et poursuit actuellement sa cinquième campagne pour l’America’s Cup, avec pour objectif la 38e édition, qui se tiendra à Naples au printemps-été 2027.
Crédit photo de couverture : Tudor Team Alinghi / Samo Vidic
De superbes résultats pour nos navigateurs à l’issue de la deuxième régate de sélection !
Aston Muntmark, Edouard Despature & Erik Thibault ont officiellement décroché leur place au sein de l’équipe nationale Suisse.
Ils représenteront la Suisse au Championnat d’Europe Optimist à Gdynia (Pologne), qui se déroulera dans la deuxième quinzaine de juillet !
Une belle réussite qui récompense l’engagement, la constance et le talent.
Très fiers de nos jeunes athlètes !
Peu de membres connaissent mieux la Société Nautique de Genève que Beat Nyffenegger. Pas intéressé par les bateaux dans sa jeunesse, ce zurichois débarqué « momentanément » à Genève dans les années 80, devenu membre du Comité Central « sous la contrainte », est pourtant rapidement devenu l’un des piliers du club ainsi que sa mémoire vivante. Entretien à bâtons rompus avec ce fidèle parmi les fidèles, nommé membre d’honneur lors de la dernière Assemblée Générale.
Beat Nyffenegger, de nombreux membres du club vous voient chaque année lors de l’Assemblée Générale, à l’occasion de la présentation des comptes. Mais au-delà de votre amour évident pour les chiffres, qui êtes vous ?
Beat Nyffenegger: Je suis expert-comptable de formation. J’ai effectué un apprentissage à l’École de commerce de Zurich. Puis je suis venu à Genève en 1981, juste pour deux ans, afin de perfectionner mon français. Et j’y suis resté. En 1990, j’ai passé mon diplôme d’expert-comptable. J’ai ensuite passé près de cinquante ans chez KPMG, mais je suis désormais à la retraite.
Comment votre relation avec la Société Nautique de Genève a-t-elle débuté ?
Dans les années 1980, KPMG est devenu réviseur des comptes du club et on m’a confié ce mandat. Je ne connaissais rien au milieu du nautisme, mais je me suis dit « autant en profiter ». Je suis devenu membre du club en 1988, initialement pour faire de l’aviron.
Vous avez donc pratiqué ce sport ?
Finalement très peu, car les horaires d’entraînement étaient compliqués pour moi à côté du travail. Il fallait se lever à l’aube ou laisser tomber le lunch, ou alors ramer en fin d’après-midi, avant la tombée de la nuit, en automne et en hiver… En revanche, la section cherchait quelqu’un pour s’occuper de ses comptes, ce que j’ai accepté.
Et comment êtes-vous devenu le trésorier du club ?
De manière assez inattendue. Un vendredi soir, le trésorier de l’époque, Kurt Kreis, m’a appelé pour me dire qu’il était ravi que je reprenne sa fonction et qu’il y aurait une séance du comité le lundi soir. Je n’étais au courant de rien ! Mais j’ai accepté; c’était en 1999. Le comité estimait que mon profil correspondait bien aux besoins du club.
Qu’est-ce qui vous a motivé à accepter ?
L’intérêt pour le club, bien sûr, mais aussi la dimension humaine. Pour quelqu’un venant de Zurich, la Nautique était un excellent lieu de rencontres et de networking.
Vous êtes dès lors devenu un navigateur?
Je n’ai jamais possédé de bateau, mais j’ai fait quelques cours de Surprise dans les années 90 et je navigue de temps en temps avec des amis. Tous les deux ans, nous louons aussi un catamaran, principalement en Méditerranée.
Vous êtes aujourd’hui un témoin privilégié de l’évolution du club. Quel regard portez-vous sur ces vingt-cinq dernières années ?
L’évolution est considérable. Le club s’est fortement professionnalisé. En 1999, l’administration comptait trois ou quatre personnes, pour un total de dix employés. Aujourd’hui, le club dispose d’une équipe structurée, avec au moins trente employés fixes et une cinquantaine en saison. Le port a doublé de taille, les services se sont développés et la gestion est devenue beaucoup plus rigoureuse.
La centralisation financière a aussi été une étape importante?
Absolument. Autrefois, chaque section gérait ses comptes, ce qui limitait la visibilité et le contrôle. Le club reste juridiquement responsable de l’ensemble, donc il était indispensable de centraliser. Cette évolution a été fondamentale pour une gestion cohérente.
Quel rôle jouez-vous aujourd’hui au sein du Comité ?
Le trésorier est, selon les statuts, l’un des trois membres clés du Comité central avec le président et le vice-président. Mon rôle consiste à analyser la faisabilité financière des projets, à conseiller le Comité et à assurer la solidité des finances.
Cela fait de vous le plus ancien membre du Comité central…
Oui, de très loin en effet, surtout depuis le départ de José Bonny.
Quels sont aujourd’hui les principaux défis auxquels le club doit faire face ?
Le principal enjeu est le financement des futurs projets d’infrastructure, notamment la modernisation des espaces liés à l’accueil des membres, l’administration et la restauration. Nous avons des ambitions importantes, mais il faudra trouver les bons montages financiers. C’est un dossier important pour l’horizon SNG 2030. J’espère pouvoir contribuer à sa réalisation avant de passer le relais.
Vous souhaitez donc rester impliqué ces prochaines années ?
Pour l’instant, oui. La charge de travail a diminué grâce à la professionnalisation du club, même si cela représente encore plusieurs centaines d’heures par an. Tant que l’environnement reste constructif, je suis motivé à continuer.
Et en dehors du club ?
Je fais encore un peu de conseil financier, et j’essaie surtout de profiter davantage du temps libre: voyages, randonnée en été, ski en hiver, et moments conviviaux entre amis.
Propos recueillis par Bernard Schopfer.
Une saison lancée sous le signe de l’élégance et de la convivialité.
Jeudi 19 mars, la Société Nautique de Genève a donné le coup d’envoi de sa saison 2026 à l’occasion de son traditionnel cocktail d’ouverture. Un moment privilégié qui a réuni près de 300 membres, venus célébrer ensemble le retour des activités sur le Léman dans une atmosphère à la fois chaleureuse et festive.
Les invités ont été accueillis avec le désormais incontournable Diamond Cocktail, offert par Bucherer Fine Jewellery, une expérience originale et raffinée contenant une pierre précieuse… dont une seule était authentique. Encore fallait-il faire le bon choix en sélectionnant sa coupe de champagne Laurent-Perrier.
Antonio Teixeira, Bucherer Fine Jewellery , Sébastien Meyer, Laurent-Perrier, ainsi que le président du club, Axel Meyer, ont pris la parole tour à tour, exprimant leur enthousiasme à l’idée de retrouver les membres et d’ouvrir une saison qui s’annonce aussi intense que passionnante.
Un grand merci à nos partenaires Bucherer Fine Jewellery pour ce cocktail d’accueil, ainsi qu’à la maison Laurent-Perrier pour son précieux soutien.