Tudor Team Alinghi présente son équipe pour la régate préliminaire de la 38e America’s Cup en Sardaigne

Tudor Team Alinghi a dévoilé aujourd’hui la livrée de ses bateaux et a annoncé l’équipe qui participera à la première épreuve de la 38e America’s Cup : la régate préliminaire à Cagliari, en Sardaigne, qui commencera le 21 mai.

Barcelone, le 23 avril 2026 – Fin décembre 2025, Tudor Team Alinghi a confirmé sa participation à la 38e America’s Cup, apportant ainsi une clarification tant attendue quant à son avenir dans la compétition. Depuis lors, l’équipe a fait profil bas en public tout en travaillant d’arrache-pied en coulisses, passant de sept personnes à une cinquantaine de membres aujourd’hui.

Avec ses bateaux basés à Barcelone, l’équipe a commencé sa préparation sur l’eau dans les eaux qui ont accueilli la dernière America’s Cup. Bien que l’équipage ne soit pas encore définitif – l’AC40 nécessite moins de marins à bord que le voilier de course AC75 –, le challenger suisse teste activement différentes configurations d’équipage.

Nettement renouvelée depuis la dernière Coupe, en partie en raison des changements de règlement, l’équipe a désormais sélectionné les six marins qui seront en Sardaigne pour la régate d’ouverture de la 38e Louis Vuitton America’s Cup. L’équipage est dirigé par Paul Goodison (GBR), champion olympique et multiple champion du monde, skipper et barreur, et se compose (par ordre alphabétique):

Nathalie Brugger (SUI) – barreuse lors de la première America’s Cup féminine en 2024 avec Alinghi Red Bull Racing.

Phil Robertson (NZL) – barreur ; ancien entraîneur de l’équipe lors de la campagne de la 37e America’s Cup.

Nicolas Rolaz (SUI) – trimmer ; le plus jeune membre de l’équipe, qui se prépare pour sa deuxième America’s Cup.

Pietro Sibello (ITA) – trimmer ; entraîneur en chef lors de la dernière campagne, désormais éligible en tant que navigateur national pour l’épreuve actuelle selon le règlement.

Jason Waterhouse (AUS) – Barreur/trimmer, et membre de l’équipe des entraîneurs lors de la 37e America’s Cup.

« Cela ne fait qu’une semaine que nous naviguons dans cette configuration », explique Dave Endean, directeur technique et de la navigation, qui a déjà participé à six campagnes de l’America’s Cup. « Nous sommes en train de reconstruire l’équipe en associant des marins très expérimentés à de jeunes talents. Nous avons conscience d’avoir du retard à rattraper et savons qu’il y a beaucoup de travail qui nous attend, mais c’est précisément ce qui nous motive. »

Le skipper Paul Goodison ajoute : « Même si nous formons encore un équipage récent, j’ai été impressionné par la rapidité avec laquelle des liens forts se sont tissés à bord. Nous sommes désormais impatients d’affronter les autres équipes et de nous mesurer à elles sur le parcours de course. »

À l’issue de la phase d’entraînement actuelle à Barcelone, l’équipe pliera bagage pour se rendre en Italie, où elle se retrouvera sur l’eau, mi-mai, en Sardaigne afin de finaliser sa préparation pour la régate préliminaire à Cagliari.

À PROPOS DE TUDOR TEAM ALINGHI
Fondée en 1994 par Ernesto Bertarelli, Alinghi est une équipe suisse de voile de compétition qui est entrée dans l’histoire en 2003 en devenant le premier challenger à remporter l’America’s Cup dès sa première participation. Elle reste à ce jour la seule équipe européenne à avoir remporté le plus ancien trophée sportif au monde. Quatre ans plus tard, l’équipe a défendu son titre avec succès en tant qu’hôte de la 32e America’s Cup à Valence en 2007. Naviguant sous le pavillon de la Société Nautique de Genève et soutenue par la marque horlogère suisse TUDOR et UBS, l’équipe concourt désormais sous le nom de TUDOR Team Alinghi et poursuit actuellement sa cinquième campagne pour l’America’s Cup, avec pour objectif la 38e édition, qui se tiendra à Naples au printemps-été 2027.

Crédit photo de couverture : Tudor Team Alinghi / Samo Vidic

De superbes résultats pour nos navigateurs à l’issue de la deuxième régate de sélection !

Aston Muntmark, Edouard Despature & Erik Thibault ont officiellement décroché leur place au sein de l’équipe nationale Suisse.

Ils représenteront la Suisse au Championnat d’Europe Optimist à Gdynia (Pologne), qui se déroulera dans la deuxième quinzaine de juillet !

Une belle réussite qui récompense l’engagement, la constance et le talent.

Très fiers de nos jeunes athlètes !

Peu de membres connaissent mieux la Société Nautique de Genève que Beat Nyffenegger. Pas intéressé par les bateaux dans sa jeunesse, ce zurichois débarqué « momentanément » à Genève dans les années 80, devenu membre du Comité Central « sous la contrainte », est pourtant rapidement devenu l’un des piliers du club ainsi que sa mémoire vivante. Entretien à bâtons rompus avec ce fidèle parmi les fidèles, nommé membre d’honneur lors de la dernière Assemblée Générale.

Beat Nyffenegger, de nombreux membres du club vous voient chaque année lors de l’Assemblée Générale, à l’occasion de la présentation des comptes. Mais au-delà de votre amour évident pour les chiffres, qui êtes vous ?

Beat Nyffenegger: Je suis expert-comptable de formation. J’ai effectué un apprentissage à l’École de commerce de Zurich. Puis je suis venu à Genève en 1981, juste pour deux ans, afin de perfectionner mon français. Et j’y suis resté. En 1990, j’ai passé mon diplôme d’expert-comptable. J’ai ensuite passé près de cinquante ans chez KPMG, mais je suis désormais à la retraite

Comment votre relation avec la Société Nautique de Genève a-t-elle débuté ?

Dans les années 1980, KPMG est devenu réviseur des comptes du club et on m’a confié ce mandat. Je ne connaissais rien au milieu du nautisme, mais je me suis dit « autant en profiter ». Je suis devenu membre du club en 1988, initialement pour faire de l’aviron.

Vous avez donc pratiqué ce sport ?

Finalement très peu, car les horaires d’entraînement étaient compliqués pour moi à côté du travail. Il fallait se lever à l’aube ou laisser tomber le lunch, ou alors ramer en fin d’après-midi, avant la tombée de la nuit, en automne et en hiver… En revanche, la section cherchait quelqu’un pour s’occuper de ses comptes, ce que j’ai accepté.

Et comment êtes-vous devenu le trésorier du club ?

De manière assez inattendue. Un vendredi soir, le trésorier de l’époque, Kurt Kreis,  m’a appelé pour me dire qu’il était ravi que je reprenne sa fonction et qu’il y aurait une séance du comité le lundi soir. Je n’étais au courant de rien ! Mais j’ai accepté; c’était en 1999. Le comité estimait que mon profil correspondait bien aux besoins du club.

Qu’est-ce qui vous a motivé à accepter ?

L’intérêt pour le club, bien sûr, mais aussi la dimension humaine. Pour quelqu’un venant de Zurich, la Nautique était un excellent lieu de rencontres et de networking.

Vous êtes dès lors devenu un navigateur?

Je n’ai jamais possédé de bateau, mais j’ai fait quelques cours de Surprise dans les années 90 et je navigue de temps en temps avec des amis. Tous les deux ans, nous louons aussi un catamaran, principalement en Méditerranée.

Vous êtes aujourd’hui un témoin privilégié de l’évolution du club. Quel regard portez-vous sur ces vingt-cinq dernières années ?

L’évolution est considérable. Le club s’est fortement professionnalisé. En 1999, l’administration comptait trois ou quatre personnes, pour un total de dix employés. Aujourd’hui, le club dispose d’une équipe structurée, avec au moins trente employés fixes et une cinquantaine en saison. Le port a doublé de taille, les services se sont développés et la gestion est devenue beaucoup plus rigoureuse.

La centralisation financière a aussi été une étape importante?

Absolument. Autrefois, chaque section gérait ses comptes, ce qui limitait la visibilité et le contrôle. Le club reste juridiquement responsable de l’ensemble, donc il était indispensable de centraliser. Cette évolution a été fondamentale pour une gestion cohérente.

Quel rôle jouez-vous aujourd’hui au sein du Comité ?

Le trésorier est, selon les statuts, l’un des trois membres clés du Comité central avec le président et le vice-président. Mon rôle consiste à analyser la faisabilité financière des projets, à conseiller le Comité et à assurer la solidité des finances.

Cela fait de vous le plus ancien membre du Comité central…

Oui, de très loin en effet, surtout depuis le départ de José Bonny.

Quels sont aujourd’hui les principaux défis auxquels le club doit faire face ?

Le principal enjeu est le financement des futurs projets d’infrastructure, notamment la modernisation des espaces liés à l’accueil des membres, l’administration et la restauration. Nous avons des ambitions importantes, mais il faudra trouver les bons montages financiers. C’est un dossier important pour l’horizon SNG 2030. J’espère pouvoir contribuer à sa réalisation avant de passer le relais.

Vous souhaitez donc rester impliqué ces prochaines années ?

Pour l’instant, oui. La charge de travail a diminué grâce à la professionnalisation du club, même si cela représente encore plusieurs centaines d’heures par an. Tant que l’environnement reste constructif, je suis motivé à continuer.

Et en dehors du club ?

Je fais encore un peu de conseil financier, et j’essaie surtout de profiter davantage du temps libre: voyages, randonnée en été, ski en hiver, et moments conviviaux entre amis.

Propos recueillis par Bernard Schopfer.

Une saison lancée sous le signe de l’élégance et de la convivialité. 

Jeudi 19 mars, la Société Nautique de Genève a donné le coup d’envoi de sa saison 2026 à l’occasion de son traditionnel cocktail d’ouverture. Un moment privilégié qui a réuni près de 300 membres, venus célébrer ensemble le retour des activités sur le Léman dans une atmosphère à la fois chaleureuse et festive.

Les invités ont été accueillis avec le désormais incontournable Diamond Cocktail, offert par Bucherer Fine Jewellery, une expérience originale et raffinée contenant une pierre précieuse… dont une seule était authentique. Encore fallait-il faire le bon choix en sélectionnant sa coupe de champagne Laurent-Perrier.

Antonio Teixeira, Bucherer Fine Jewellery , Sébastien Meyer, Laurent-Perrier,  ainsi que le président du club, Axel Meyer, ont pris la parole tour à tour, exprimant leur enthousiasme à l’idée de retrouver les membres et d’ouvrir une saison qui s’annonce aussi intense que passionnante.

Un grand merci à nos partenaires Bucherer Fine Jewellery pour ce cocktail d’accueil, ainsi qu’à la maison Laurent-Perrier pour son précieux soutien.

Amoureux de voile et d’aventures nautiques, c’est avec un immense plaisir que nous vous annonçons l’ouverture des inscriptions au Bol d’Or du Léman, qui se déroulera du 5 au 7 juin 2026 ! 🎉

Départ prévu le samedi 6 juin à 10h.

Le Bol d’Or du Léman, c’est l’appel du large et l’esprit d’équipe !
Plus qu’une régate, c’est une aventure humaine, un défi sportif et une fête inoubliable sur le lac.

Pour cette 87ème édition, embarquez pour des sensations fortes, des rencontres mémorables et une célébration vibrante de la voile. Le Léman n’attend que vous !

À très vite sur l’eau ! ⛵💙

Avec plus de 4’700 membres, la Société Nautique de Genève figure parmi les plus grands clubs sportifs de Suisse. Institution emblématique du Léman, elle se distingue par l’intensité de son calendrier et par la présence d’équipes qui portent ses couleurs au plus haut niveau à l’international.

Genève, le 10 mars 2026 – La Société Nautique de Genève a tenu ce matin une conférence de presse afin de présenter ses activités et de mettre en lumière les athlètes et les événements qui font rayonner le club.

En présence de représentants des autorités locales et de nombreux partenaires du club, le président de la Société Nautique de Genève Axel Meyer, a souligné la qualité des événements organisés à Genève et l’engagement des équipes qui défendent les couleurs du club sur la scène internationale.

Un calendrier dense et structurant

Chaque année, la Société Nautique de Genève organise plus 80 événements, soit 120 jours d’activités nautiques et sociales. Parmi les rendez-vous majeurs figurent trois classiques incontournables du calendrier lémanique : le Bol d’Or du Léman du 5 au 7 juin avec le soutien de Arab Bank Switzerland, partenaire principal et Tudor, chronométreur officiel, la Translémanique en Solitaire du 28 au 30 août et le BCGE Tour du Léman à l’Aviron du 25 au 27 septembre, tous deux soutenus par la BCGE.

Le club accueillera également cette année les Championnats suisses et d’Europe de 6mJI du 13 au 24 juillet; un événement qui s’annonce aussi splendide que spectaculaire avec le soutien de Banque Héritage, co-sponsor principal.

Les Régates du Mardi, soutenues par Centre Porsche Genève et EFG Private Banking, animeront le plan d’eau d’avril à octobre. Le rendez-vous des passionnés de bateaux classiques du Lac et d’ailleurs, l’Hélice Classique – Riva Days du 3 au 5 juillet, accueillera cette année une quarantaine d’équipages dont une délégation (nombreuse) de magnifiques Riva. L’International Optimist Team Race aura lieu du 3 au 6 septembre, puis suivra en octobre la Finale internationale de la Champions League des Clubs Européens (Eurosaf). Le calendrier comprend également des événements plus accessibles et spécifiquement destinés aux jeunes, tel que le Hugo Foiling Grand Prix.

Le club est également très fier du retour du Rolex Switzerland SailGP à Genève les 19 et 20 septembre.

Des équipes engagées au plus haut niveau mondial

Plusieurs équipes et athlètes évoluent au sommet de la voile internationale sous les couleurs de la Société Nautique de Genève.

Switzerland SailGP Team, engagée sur le circuit mondial Rolex SailGP, réunit quant à elle Sébastien Schneiter, Maud Jayet, Arnaud Psarofaghis, Bryan Mettraux, Matt Gotrel, Stewart Dodson et le réserviste Arno de Planta. L’équipe a terminé la saison 2025 à la 8e place du classement annuel, poursuivant sa progression sur l’un des championnats les plus exigeants et spectaculaires de la voile moderne. Présent lors de la conférence de presse, Arnaud Psarofaghis se réjouit du retour du Rolex SailGP sur le Lac et imagine déjà une victoire de l’équipe suisse cette année.

Tudor Team Alinghi s’inscrit dans la nouvelle dynamique de l’America’s Cup Partnership (ACP), marquée par une gouvernance repensée, une volonté de maîtrise des coûts et un esprit de coopération renforcé entre concurrents. Représentant son équipe lors de cette conférence, Nils Frei a déclaré: « Dans cette nouvelle configuration qu’est l’ACP, Tudor Team Alinghi n’est certainement pas là seulement pour 2027, nous nous projetons sur le long terme. »

Egalement membre de la Société Nautique de Genève, la navigatrice genevoise Justine Mettraux est devenue l’an passé grâce à sa huitième place au Vendée Globe la femme la plus rapide autour du monde en solitaire et la première à atteindre un tel niveau de performance, ce qui lui a valu d’être nommée Rolex Female World Sailor of the Year 2025. Présente à la conférence de presse en vidéo, la skipper de l’IMOCA TeamWork – Team SNEF a déclaré que son objectif cette année était « de se concentrer sur la conception du nouveau bateau, et de naviguer sur d’autres projets pour garder la main, comme la préparation du tour du monde en équipage : The Ocean Race. »

Vincent Beyou, team manager chez Beyou Racing en charge du projet TeamWork – Team Snef, présent à cette conférence en visio, a précisé les dates clefs et les prochains chalenges pour Justine Mettraux et toute l’équipe qui l’entoure : « notamment côté conception du nouveau bateau, le moment où le projet passe dans la phase de construction avec l’arrivée du moule chez CDK, et côté course, avec la participation au Rolex Fastnet Tour en juillet 2027. » Une maquette à l’échelle 1:1 est déjà disponible pour permettre à Justine de configurer au jour le jour sa zone de vie.

« Nous sommes très fiers de ces équipes qui naviguent à l’international et qui portent haut les couleurs de la Société Nautique de Genève dans le monde entier. Elles témoignent du dynamisme de notre club, de la qualité de notre formation et de notre capacité à soutenir des projets ambitieux, de la relève jusqu’à l’élite mondiale », a déclaré Axel Meyer, président de la Société Nautique de Genève.

Un club formateur et engagé

Au-delà de la compétition, la Société Nautique de Genève est un véritable lieu de vie, proposant de nombreux événements sociaux à ses membres. Le club soutient activement la relève à travers son Sailing Team et son Fonds Ambition, qui accompagnent les jeunes talents vers le haut niveau. Cette politique volontariste permet à de nombreux athlètes de franchir les étapes menant aux plus grandes scènes internationales en comptabilisant plus de 18’000 heures d’entrainement pour nos équipes de compétition.

Le club n’est pas en reste auprès du grand public, avec 51’000 heures de cours par années dont 70% proposées à des non-membres, notre club est un pilier de la formation pour tout le bassin Genevois.

Le club a également récemment lancé un programme Aviron Santé en collaboration avec les HUG. Ce programme d’accompagnement de patients et patientes en rémission de cancer à travers le sport suit les principes de la médecine intégrative et vise un impact positif sur le physique et sur le mental des participants. Ce programme de 12 séances accompagne 8 personnes depuis le mois de janvier. Elles sont encadrées par notre coach d’aviron Jean-François Hamel et suivi coté HUG par le docteur Anita Wolfer, (Médecin adjointe – Unité d’oncogynécologie).

Par l’organisation d’événements tant locaux que majeurs, par son engagement en faveur de la jeunesse et par la présence de ses équipes au plus haut niveau, la Société Nautique de Genève confirme son rôle central dans le paysage nautique suisse et international.

Cap sur Barcelone pour notre régate annuelle en mer de très haut niveau

Du 21 au 23 février, la régate annuelle en mer, coorganisée par le Club Nàutic de Barcelona et la Société Nautique de Genève, s’est disputée dans le cadre de la Barcelona Winter Series, confirmant une nouvelle fois son rayonnement international.

Des conditions de vent instables, une intensité tactique permanente et un suspense total ont rythmé les trois jours de course. En J70, le scénario a été exceptionnel : une égalité à trois équipes avant la dernière manche, puis une victoire décisive de HSN Sailing Team, auteur d’un départ parfait dans la course finale.

Classement J70 :

  1. HSN Sailing Team
  2. Noticia
  3. Sirena Chico

En ORC, Blue Carbon – Aproperties, mené par Toni Guiu, a dominé les deux parcours côtiers du week-end et s’est logiquement imposé au classement général.

Classement ORC :

  1. Blue Carbon – Aproperties
  2. Enigma
  3. Photogenika

Une régate exigeante, stratégique et spectaculaire, qui illustre pleinement la force de la collaboration entre les clubs organisateurs et lance idéalement la suite de la saison à Barcelone.

Image : © Oscar Torveo

Un partenariat stratégique au service du bien-être et de la performance

La collaboration entre la Société Nautique de Genève et Technogym a débuté en 2020, dans le cadre de la conception du nouvel espace Fitness du Pavillon des Sports. S’agissant d’un projet entièrement nouveau et structurant pour le Club, le choix de Technogym s’est imposé naturellement, tant pour la qualité de ses équipements que pour sa position de leader mondial dans le domaine du fitness et du bien-être.

Dès son ouverture, la salle a été équipée d’appareils de dernière génération, notamment issus des gammes Biostrength et Skill Line, offrant aux membres un environnement moderne, complet et sécurisé. Le succès se confirme au fil du temps, plus de 200 membres participant aujourd’hui activement aux activités du Fitness. Celles-ci comprennent non seulement l’accès autonome aux équipements, mais également des entraînements individuels et collectifs encadrés par nos coaches, Vincent Castel et Audrey Fichot.

Coaching, qualité et prévention : une approche globale

Les coaches jouent un rôle central dans la gestion quotidienne du Fitness. Au-delà de l’encadrement sportif et du conseil personnalisé aux membres, leur action est déterminante en matière de prévention des risques, de suivi technique et de maintenance des installations. Il convient également de souligner que le Fitness bénéficie de la certification de qualité Qualicert, permettant aux membres d’obtenir un remboursement partiel de leur abonnement fitness par le biais de certaines assurances maladie complémentaires.

Un pilier essentiel pour le sport de compétition

Le Fitness constitue par ailleurs un élément clé dans le développement des équipes de compétition du Club. Plus de 50 athlètes issus des équipes de compétition de voile, aviron, ski nautique et wakeboard, y compris des sportifs soutenus par le Fonds Ambition, utilisent régulièrement ces infrastructures dans le cadre de leur préparation physique complémentaire.

Grâce à la collaboration avec Technogym, un espace de musculation spécifique a également pu être aménagé, exclusivement dédié à l’équipe de compétition d’aviron de la SNG, au sein du hangar d’aviron du Pavillon des Sports, renforçant ainsi l’accompagnement de nos athlètes de haut niveau.

De la salle à chez soi : une continuité dans l’entraînement

Au-delà de ses solutions professionnelles destinées aux clubs et centres sportifs, Technogym propose également une gamme complète d’équipements pour le Home Fitness. Cette offre permet aux membres de poursuivre leur entraînement à domicile avec la même qualité et la même technologie que celles dont ils bénéficient à la SNG. Des appareils connectés et design, intégrés à l’écosystème digital Technogym, offrent ainsi une expérience d’entraînement cohérente et personnalisée, que ce soit à la Salle de Fitness ou chez soi.

Une collaboration en constante évolution

Le partenariat entre la SNG et Technogym s’inscrit dans une dynamique continue et évolutive. Technogym a notamment été présent lors d’événements emblématiques du Club, tels que le Bol d’Or du Léman, à travers l’installation de showrooms permettant aux membres et aux sportifs de découvrir et tester des équipements de dernière génération. Parallèlement, la marque accompagne la SNG de manière constante par son conseil, son support technique et la mise à jour régulière du matériel, garantissant ainsi un niveau de prestations optimal pour le Fitness.

Dans cette perspective, une mise à niveau de la Salle de Fitness est prévue au printemps 2026, avec l’intégration de nouveaux équipements. Parmi ceux-ci figure le Technogym Checkup, une station d’évaluation physique de référence qui, grâce à l’intelligence artificielle, analyse la composition corporelle, la force, la mobilité, l’équilibre et les capacités cognitives, afin d’établir un profil complet de l’état physique de l’utilisateur. Ces données permettent ensuite la définition de programmes d’entraînement personnalisés au sein de l’écosystème Technogym.

L’évolution se traduit aussi par l’agrandissement l’espace cardio avec l’arrivée d’un vélo indoor cycling connecté haut de gamme dès le mois de février.

Bien plus qu’une salle de fitness

En définitive, le partenariat entre la Société Nautique de Genève et Technogym se révèle particulièrement fructueux. Il a permis de développer une activité sportive accessible aux membres, fédérant une communauté autour du fitness, du bien-être, de la performance sportive, de la prévention des blessures et de la récupération physique. Plus largement, il contribue à renforcer un espace de rencontre et de convivialité au sein du Club, où la pratique sportive s’inscrit pleinement dans une démarche de santé et de bien-être.

Agé de 83 ans (alors qu’on lui en donnerait facilement vingt de moins), José Bonny est entré au club il y a 50 ans, en 1976, « par nécessité et avec un certain embarras ». Issu d’un milieu populaire, il n’aurait jamais imaginé devenir un jour un pilier du club, passer 23 ans au Comité Central et être nommé Membre d’Honneur. Discussion à bâtons rompus avec l’un des meilleurs ambassadeurs de l’histoire du club.

José, peux-tu nous raconter comment tu es devenu membre de la SNG?

Dans les années 70, j’avais un voilier amarré à un corps-mort, au large de Corsier, mais c’était compliqué d’y accéder, notamment avec les enfants. Au même moment, le port de la SNG a été aménagé avec des estacades, et j’ai vu qu’il y avait beaucoup de places disponibles. Je suis allé au club, un peu gêné car c’était un club considéré “élitiste” alors que je suis fils d’ouvrier, donc je ne me sentais pas à ma place. Mais j’ai été bien accueilli et on m’a attribué une place. Aujourd’hui, je suis honoré d’avoir été nommé membre d’honneur à l’initiative de notre président Axel Meyer.

Quel a été ton parcours professionnel, et personnel?

Je suis natif de Neuchâtel, mais je suis venu très jeune à Genève, où j’ai fait mes écoles. Mon père était horloger ; j’ai repris cette voie en étudiant aux Arts & Métiers et en devenant technicien horloger, notamment chez Vacheron & Constantin. À l’époque toutefois, l’horlogerie ne bénéficiait pas du prestige qu’elle connaît aujourd’hui et j’ai saisi l’opportunité de me reconvertir dans le domaine commercial, en rejoignant le secteur automobile. Je suis devenu directeur du Garage des Tranchées, où j’étais notamment responsable de la vente des véhicules Mazda. Au total, j’ai effectué 37 années de carrière au sein du groupe Blanc & Paiche.

Ma femme, Isabelle, est elle aussi très active à la Société Nautique de Genève, et engagée au sein de la Commission des événements. Nous avons deux enfants, dont Adrien qui préside actuellement le Yachting léger.

Quel type de navigateur étais-tu ?

J’ai toujours été un membre du Cercle de la Voile. J’aimais régater, sans réelles ambitions sportives et plutôt dans un esprit famille, pour le plaisir de naviguer ensemble. J’ai disputé toutes les régates sauf la Translémanique en Solitaire.

Peux-tu nous parler de tes bateaux ?

J’ai commencé avec un Aloa 17 lorsque l’arrivée du plastique a permis une démocratisation de la voile. J’ai ensuite acquis un Océan 22, puis un Comtesse 25 et un 31. J’ai ensuite racheté le Fortissimo avant de faire construire l’Haliotis à La Rochelle; un beau bateau de mer, doté d’un gréement lac, que nous avons conservé une dizaine d’années.

Tu naviguais uniquement sur le Léman ?

Principalement, mais il nous est arrivé de louer des bateaux aux Caraïbes et j’ai eu le plaisir de traverser l’Atlantique avec René Ott, dans le cadre de la Transat des Passionnés.

Tu t’es engagé en tant que bénévole dès ton arrivée au club?

Oui, en effet, c’était une très bonne façon de m’intégrer. Quand on me demandait un coup de main, j’étais toujours présent.

Tu as ensuite pris des responsabilités sur les grandes courses. Comment cela a-t-il commencé ?

En 1996, Charles Burkhardt m’a demandé si je voulais prendre la présidence des “Trois courses” (à l’époque : les 100 Miles de Pentecôte, le Bol d’Or et la Translémanique en Solitaire). J’ai vite réalisé que c’était trop lourd pour une seule personne. Les 100 Miles ont disparu, mais l’organisation du Bol d’Or et de la Translem a été confiée à deux responsables différents.

Et toi tu as hérité du Bol d’Or…

Oui, j’ai passé 23 ans au Comité du Bol d’Or, dont trois ans en tant que président. Je me souviens qu’à l’époque, Bernard Janet m’avait apostrophé en me demandant d’interdire les multicoques… Je lui ai répondu que notre objectif était de rassembler et non pas d’exclure, mais son commentaire a généré une réflexion et c’est comme ça que le Bol de Vermeil, destiné aux monocoques, est né.

L’étape suivante, c’était le Comité Central. Quelle y a été ta contribution ?

J’y suis entré en 2003 à la demande de Pierre-Yves Firmenich et avec l’appui de Fred Meyer. Je me suis immédiatement impliqué dans les travaux de développement du port et de l’infrastructure du club, avec dans un premier temps la construction du premier étage. J’ai appris énormément “sur le tas”, grâce à la confiance des présidents successifs. Je savais lire des plans, comprendre des soumissions, gérer des demandes d’autorisation, mais ce n’était pas ma formation. J’ai participé à d’innombrables réunions de chantier. Puis il y a eu l’agrandissement du port, la commercialisation des places d’amarrage et enfin la construction du phare.

Lequel de ces projets t’a le plus marqué ?

Le nouveau port, sans hésiter, car les enjeux – et le budget à gérer – étaient conséquents. Il fallait évidemment éviter de mettre le club dans une situation financière difficile, sachant que le budget était d’environ 28 millions uniquement pour le port (sans les infrastructures, le Pavillon des Sports etc.). Heureusement, la relation avec Pierre Girod était excellente, ce qui a permis d’accomplir tous ces travaux avec succès.

Tu as aussi été impliqué dans le Phare Ylliam…

Oui en effet, j’ai fait partie du comité de sélection et supervisé la construction; c’était une phase nouvelle pour moi, très intéressante.

Et tu as terminé ton mandat avec la rénovation de l’ancien port.

Oui, un port qui avait cinquante ans. Tout était en place pour la suite : autorisations, projet, logique de continuité. Donc j’ai le sentiment de partir au bon moment, en laissant une situation saine à mes successeurs.

Quel regard portes-tu sur l’évolution du club ces 20 dernières années ?

La Nautique est devenue une PME. On ne peut pas gérer 4’500 membres avec une seule personne comme autrefois. En été, le club compte plus de 30 employés. Il faut une structure, des responsables, une direction. Le Comité central doit fonctionner comme un conseil d’administration, auquel le directeur général rend des comptes. C’est le fonctionnement logique pour une telle structure.

Est-ce qu’on a perdu quelque chose en route ?

Les gens de ma génération ont parfois le sentiment d’avoir perdu un peu “l’esprit club” d’avant. Mais on ne peut pas être comme il y a 50 ans. Le monde change, le club change, et c’est normal.

Propos recueillis par Bernard Schopfer.

Nous sommes très heureux d’annoncer que la SNG sera représentée à Naples pour la 38e America’s Cup par Tudor Team Alinghi en 2027.

De plus amples informations vous seront communiquées en début d’année prochaine.

Vous trouverez sous ce lien, le communiqué de presse officiel de l’organisation de l’America’s Cup rendu public lundi 22 décembre 2025.

Vous pouvez aussi consulter le site d’Alinghi ici.