Publié le 09.06.2017

TOP 10 POUR JUSTINE METTRAUX SUR LA 1ÈRE ÉTAPE DE LA SOLITAIRE URGO LE FIGARo

  • Justine Mettraux, skippeuse du Figaro TeamWork et membre de la SNG, a franchi la ligne d’arrivée de la première étape de la Solitaire Urgo Le Figaro à Gijón (Espagne) à 1h11 ce mercredi, soit 1 heure 10 après le vainqueur Nicolas Lunven. La navigatrice suisse a parcouru les 430 milles théoriques de cette étape en 2 jours 8 heures et 41 minutes en mer terminant ainsi à une très belle 10ème place.

    L’attente et le manque de vent qui ont précédé le départ de la 48ème édition de la Solitaire Urgo le Figaro n’étaient pas à l’image de cette première étape marquée par le passage d’un front violent en milieu de course et des conditions musclées tout au long de l’étape. Partie de Pauillac à 16h30 dimanche 4 juin, Justine était dans le match dès la remontée des 36 milles de l’estuaire de la Gironde. Une course sans aucun répit où la vigilance était de mise du premier au dernier mille et les phases de repos réduites au strict minimum.

    « La première partie dans la Gironde a été intense, » indique Justine, « puis on a enchaîné par un long bord de Spi pour descendre vers Arcachon. Je pensais que l’on pourrait se reposer, mais le vent était hyper instable et c’était impossible de mettre le pilote car soit tu faisais des zigzags, soit tu perdais tes voiles. Je n’ai donc pas pu me reposer pendant la première nuit. Après c’était mou, donc là non plus pas possible de dormir. Ensuite c’est parti sous spi au reaching pour remonter vers le plateau de Rochebonne, et là aussi il fallait barrer. On est donc arrivé dans le front après un peu plus de 24 heures de course avec quasi pas de sommeil. J’avais essayé de faire quelques siestes, mais sans réussir à dormir. »

    La suite, c’est une deuxième nuit très mouvementée avec le passage d’un front puissant après le passage de la bouée Turquie positionnée à mi-course : « C’était vraiment fort, on s’attendait à avoir du vent, mais je ne pensais pas qu’on en aurait autant et que ça durerait aussi longtemps. Le front était vraiment très violent, on a eu 3 heures fortes pour aller le chercher, c’était quasiment tout le temps à plus de 35 nœuds, » raconte Justine. « Puis on a enchaîné avec bien 6 heures où tu ne pouvais de nouveau pas lâcher la barre. Cette nuit-là, j’étais plus en mode ‘je fais attention à moi et au bateau’ plutôt qu’en mode course. Tu te disais ‘On ne devrait pas être là’. Il y a des gars de la flotte qui en ont vu d’autres et qui disaient que c’était vraiment fort. Et puis il y avait vraiment de la mer, il fallait s’attacher. À un moment donné, je me suis retrouvée tout à l’arrière du bateau poussée par une vague. Donc c’était un peu chaud ! Quand on est sorti de là, on était bien rincé. »

    Sortie du front sans casse, mais bien fatiguée, Justine n’a pas relâché la pression jusqu’à l’arrivée à Gijón. Naviguant autour de la 10ème place tout au long de la journée de mardi, la skippeuse TeamWork a retenu les assauts de Pierre Quiroga et Damien Cloarec jusqu’à quelques encablures de la ligne d’arrivée avant de les laisser filer devant : « J’ai raté mon virement, j’ai oublié de raccrocher mon écoute sur le génois, il faisait noir, je n’ai pas fait gaffe. Je pouvais croiser devant, je pensais que ça le ferait. C’est un peu rageant car je perds 2 places bêtement là-dessus, après c’est le temps qui compte, » explique Justine.

    Suite aux bris de plombs sur les bateaux de Damien Cloarec et Gildas Mahé, Justine termine 10ème de cette première étape*.

    « Je suis contente de cette première étape. Je n’ai pas fait tout tout juste sur la fin, il y avait pas mal de fatigue, mais globalement, j’ai fait une bonne course. C’est cool, » conclut Justine.

    Place maintenant au repos et à la préparation de la 2ème étape entre Gijón et Concarneau dont le départ sera donné samedi 10 juin à 15h.

    * Le classement définif de cette première étape entre Bordeaux et Gijón sera validé à l’issue des délibérations du Jury de la Solitaire Urgo Le Figaro qui se réunira demain jeudi après-midi ou vendredi matin. 

    source : www.teamworkvoileetmontagne.com - photos : © Christophe Breschi / TeamWork

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