Publié le 20.07.2016

Syz translemanique en solitaire, Newsletter - Juillet

  • Q & A avec Jean-Luc Lévêque, Président de la SYZ Translémanique en Solitaire

     



    Jean-Luc Lévêque est l’un des membres les plus actifs de la Société Nautique de Genève; on serait tenté de dire qu’il fait partie des meubles s’il n’était pas aussi dynamique et entreprenant! Récemment nommé Président du Comité d’organisation de la SYZ Translémanique en Solitaire, il aura à coeur de faire de cette édition une réussite!

     


    Pourquoi avoir accepté le poste de Président de la SYZ Translémanique en Solitaire?

    J’ai accepté car j’aime mon club et je suis fier d’être membre du Cercle de la Voile de la SNG. J’essaye, en tant que coureur, de le représenter le mieux que je peux. Mais la vie et la grandeur d’un club dépendent aussi de ses membres bénévoles, qui donnent de leur temps afin d’organiser de belles manifestations. À un moment, il faut savoir troquer son costume de régatier pour prendre celui d’organisateur. Et quand Jacques Emery m’a proposé de lui succéder à la présidence de la SYZ Translémanique en Solitaire, je ne voyais pas d’autre réponse que « oui, avec plaisir»!

    En quoi cette course est-elle unique?

    Régater en solitaire sur un plan d’eau compliqué et fermé, où il n’y a pas d’eau à courir, cela demande beaucoup de courage et de ténacité de la part des concurrents. La course peut-être longue, voir très longue (au maximum une trentaine d’heures), et certains régatiers s’engagent à bord de voiliers habituellement menés par sept ou dix équipiers. 

    Y aura t-il des nouveautés cette année?

    La principale nouveauté concerne le parcours: nous avons supprimé le Radiophare de St-Prex comme marque sur le retour. Nous souhaitions ouvrir le jeu tactique après la marque de Lutry et par mesure de sécurité nous voulions éviter de possibles collisions avec la régate du Grand Bord de Nuit, qui avait aussi le Radiophare comme marque de parcours. Deuxième nouveauté: nous avons changé l’heure limite du passage à Lutry, où nous ferons un pointage afin de classer un maximum de bateaux. Ainsi, tous les voiliers ayant passé Lutry seront classés, même s’ils sont hors-temps à Genève.

    Pour finir, nous avons introduit deux challenges, un pour le temps réel et l'autre pour le temps compensé. Ces prix peuvent être gagné définitivement si l’un des  concurrents le gagne trois fois de suite en cinq ans.

    Avez-vous d’autres projets pour le futur de la régate?

    Je rêve d’adopter le parcours du Bol d’Or pour rendre cette course encore plus extrême. Et pourquoi ne pas changer la date aussi! Ce ne sont que des idées… Elles seront développées auprès du Comité du Cercle de la Voile, discutées avec nos partenaires et éventuellement acceptées. À voir!

    Un mot pour les participants?

    Je remercie déjà tous les coureurs qui se sont inscrits et je me réjouis de les retrouver le 26 août. S’ils veulent amener leur voilier à la SNG avant le vendredi, qu’ils n’hésitent pas à me solliciter. Un dernier petit mot pour ceux qui n’ont pas de licence: l’année prochaine, prenez votre licence en début d’année même si vous n’avez pas prévu de courir! Cela renforcera notre fédération et aidera nos futurs champions.

     

    Alan Roura: La SYZ Translémanique en Solitaire avant le Vendée Globe

     


    À seulement 23 ans, Alan Roura s’apprête à participer au mythique Vendée Globe! Le départ sera donné le 6 novembre prochain, mais avant cela, le navigateur posera ses bagages à Genève pour prendre part à la SYZ Translémanique en Solitaire. 

     

    « J'ai eu le plaisir d'être invité par les organisateurs à cette édition 2016 dans le contexte de ma préparation en vue du prochain Vendée Globe. Cela fait maintenant près de cinq ans que je vis en France afin de préparer mes projets de course au large. SI j’ai quand même pu courir plusieurs fois sur le lac, mon programme ne m'avait jusque là pas permis de participer à la SYZ Translémanique en Solitaire. C'est donc avec un grand plaisir et un grand honneur que j'ai répondu favorablement à cette invitation », explique le jeune régatier. Impatient de retourner sur le lac de son enfance, Alan n’a pas d’objectif particulier. il souhaite revoir du monde, faire de belles rencontres et surtout prendre du plaisir. 

    En novembre prochain, le jeune marin au parcours atypique prendra pour la première fois le départ du Vendée Globe face à la crème vélique du monde entier. Un rêve pour le benjamin de l’édition 2016.

    Alan en a toujours rêvé, de ce Tour du monde en course! Ayant passé toute son enfance à bord d'un voilier - en croisière "tourdumondiste" avec ses parents - il arrête spontanément l’école à l'âge de 13 ans pour travailler et gagner sa vie. Chantiers navals, entretien de yachts: Alan fait son chemin à travers ces différentes expériences aux quatre coins de la planète. Pour le polyglotte, l’aventure en solitaire débute il y a trois ans sur la côte Bretonne. Il termine la Mini-Transat à une très honorable 11è place, avec le plus petit budget de la flotte, à bord d’une petite coquille de noix de 6,50 mètres de long! Malgré les difficultés multiples d’un tel projet, le jeune suisse poursuit avec détermination son rêve de gosse…. 

    Bravo Alan! 

    Robin Peter et son Grand Surprise Zygomatik 

     


    Robin Peter est un habitué de la SYZ Translémanique en Solitaire: il compte pas moins de dix participations, rien que ça! Et pour ne pas changer ses habitudes, ce docteur renommé, ancien tourdumondiste et vétéran des campagnes de Pierre Fehlmann, sera le 27 août prochain sur la ligne de départ de l’édition 2016. 

     


    Afin de bien se préparer pour l’événement phare de la saison, Robin Peter et son Grand Surprise « Zygomatik » ont remporté - fin juin - le classement en temps réel de la Solitaire des Séries, organisée par la SNG. « Ce résultat inespéré me motive encore plus pour la Translem' 2016 », explique t-il. Troisième de la catégorie des Grand Surprise l’an passé, derrière Bernard Schopfer et Thierry Briquet, Robin Peter a pour objectif d’améliorer son classement. « J’aimerais améliorer mon classement, mais je sais que je me mesure à des professionnels… ce n’est pas gagné d’avance », raconte-t-il. 

    Dans l’optique du classement au temps compensé, le régatier du Léman devra se battre face au vainqueur du Vendée Globe Alain Gautier, ou encore Alan Roura, qui s’apprête à disputer son premier tour du monde en solitaire… « C’est un vrai défi sportif. Le niveau est élevé, et nous avons un grand respect mutuel. En cas d’erreur tactique, on ne peut s’en prendre qu’à soi-même. C’est pour toutes ces raisons que je préfère cette course à toutes les autres », conclut-il. 

    Un tuyaux pour les bizuths, Robin? « Il faut prendre les bonnes options en entrant et en sortant du Petit-Lac. Ne pas rater les manoeuvres les plus importantes, et aussi avoir de la chance. » 

     

    Deux soeurs et une passion

     

    En 2015, Mélanie et Sarah ont participé pour la première fois à la SYZ Translémanique en Solitaire. Nées dans une famille de navigateurs, elles ont passé leur enfance sur le Surprise de leurs parents. Après s’être essayées aux plus grandes régates du Léman, elles ne pouvaient pas passer à côté de cette mythique course en solitaire. Rencontre avec Sarah & Mélanie. 

     


    Pourquoi avez-vous participé à la SYZ Translémanique l’an passé ?

    Sarah: J’ai participé à cette course par défi. Je souhaitais savoir si j’en étais capable, car je ne suis pas une « solitaire ». Je voulais donc vivre cette expérience. Et puis, c’était la seule grande régate lémanique à laquelle je n’avais pas encore participé. Il fallait bien tenter! 

    Comment la course s’est-elle déroulée?

    Sarah: Pour ma première édition, je dois dire que je n’ai pas été gâtée par le vent… C’était très long. Après un départ moyen, j’ai pu toucher une superbe risée au large de Rolle, qui m’a amenée dans le trio de tête jusqu’à Vidy. Puis, énorme trou d’air. Me revoilà arrêtée pendant des heures alors que toute la flotte me dépasse… Ensuite, il a fallu me re-motiver. J’ai bien cru ne pas pouvoir passer la bouée de Lutry dans les temps. Heureusement, ils ont prolongé l’horaire d’ouverture. Au petit matin, j’ai subi une grosse fatigue qui fut très difficile à gérer. Vers midi, j’ai abandonné à Yvoire, car je n’aurais pas eu le temps d’arriver dans les temps.

    Mélanie: La course s'est bien déroulée pour moi. Le samedi c’était un peu long car il n'y avait pas de vent et le retour sur Genève fut un peu compliqué car j'étais à la limite de terminer dans le temps imparti. J'ai finalement réussi à passer la ligne car le Comité nous a rajouté une demi-heure.

    Comment s’est passée la régate face à votre soeur?

    Sarah: Habituellement. nous naviguons ensemble, notamment en Critérium. L’objectif de cette régate était de vivre une nouvelle expérience. Il y a une gentille rivalité entre nous. Nous nous sommes appelées souvent durant la course. Bien sûr, j’avais envie de la battre à tout prix, mais je suis très contente qu’elle ait réussi à atteindre Genève dans les temps. Je la félicite!

    Mélanie: La régate en solitaire est un bon moyen de tester ses capacités personnelles, c'était une belle expérience. Bien-sûr qu'il y avait de la compétition entre nous mais aussi beaucoup de soutien quand l’une des deux avait un petit coup de mou. Nous étions côte à côte au large d’Yvoire, ce qui nous a permis de discuter un peu, c'était un bon moment.

    En quoi cette régate est-elle unique?

    Sarah: Elle est unique car nous sommes seules à bord et cela complique tout! C’est une autre façon de naviguer. Tu ne comptes que sur toi et tu ne peux t’en prendre qu’à toi-même. Le fait d’être seul complique les manoeuvres; elles se font différemment et il faut les anticiper. 

    Quel est selon vous le secret d’une bonne navigation en solitaire?

    Sarah: Je pense qu’il faut tout d’abord aimer être seul, ce qui n’est pas mon cas. Il ne faut pas passer la course au téléphone pour partager ce que l’on vit, ce que j’ai fait… L’autre gros point, c’est la gestion de la fatigue. Savoir la gérer au mieux afin de garder des forces jusqu’à la fin. Tout cela ne rend pas la tâche facile!  

    Mélanie: Mon secret pour bien réussir est de savoir gérer sa fatigue, de réussir à se reposer dans les moments creux pour pouvoir tout donner dans les moments importants. Malheureusement, j'ai aussi pu constater, tout comme ma soeur, que je n'étais pas faite pour la navigation en solitaire, j'aime beaucoup plus l'esprit d'équipe et le partage qu'on peut avoir lorsque nous naviguons en équipage. C'était une chouette expérience et je suis très fière d'avoir réussi! 

     

    La SYZ Translémanique en Solitaire lance son premier concours vidéo!

     


    Afin de permettre à tous les passionnés de voile de partager l’intensité et les émotions de la SYZ Translémanique en Solitaire, et aussi de nous aider à faire vivre la compétition de l’intérieur sur nos différents supports de communication, la SYZ Translémanique en Solitaire organise son premier concours vidéo!

    Vous pourrez envoyer votre vidéo prise pendant la compétition à l’adresse media@maxcomm.ch Les vidéos devront être envoyées avant le lundi 5 septembre. Le gagnant du concours remportera un cadeau. 

    Bonne chance à tous,

     


    Règlement :

    Le concours vidéo est ouvert à tous les participants de la SYZ Translémanique en Solitaire qui ont pris le départ. 
     

    • La vidéo doit impérativement avoir été prise pendant la compétition.
    • La vidéo doit faire entre 15 secondes et une minute, sans montage, avec le son d’ambiance et sans musique. Les séquences peuvent par exemple représenter le départ, le travail du skipper, une manoeuvre compliquée, une séquence de course intéressante, un beau paysage ou une lumière spectaculaire, ou mettre l’accent sur l’humour du skipper, ses émotions, sa fatigue…
    • Les concurrents peuvent fournir jusqu’à trois vidéos.

    Le vainqueur sera annoncé par l’intermédiaire d’un communiqué ainsi que sur les réseaux sociaux le 15 septembre 2016. 

    Membres du jury :

    • Jean-Luc Lévèque, Président de la SYZ Translémanique en Solitaire
    • Moreno Volpi, Banque SYZ 
    • Grégoire Surdez, Journaliste à la Tribune de Genève

    *En envoyant votre vidéo, vous acceptez qu’elle soit publiée sur les réseaux sociaux, sur le site internet de la régate et par l’organisation, hors utilisation commerciale, avec mention du copyright.

     

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